Billet s'il vous plaît !

Un texte sera publié dans cette rubrique. Il sera automatiquement remplacé par un autre. Il pourra s'agir d'un texte nouveau comme d'un texte archivé. Je ferai en sorte qu'il reste suffisamment longtemps pour que vous puissiez en prendre connaissance.

trait blanc

YAPA FOTO.

Vous allez encore me trouver la dent dure et l'esprit critique. Mais cette fois-ci je ne prêche pas pour ma paroisse.

Ce sont plusieurs compte-rendus d'expos récemment postés* sur différents forums qui ont généré ces quelques réflexions. Il est bien évident que ça me tentait depuis longtemps de faire un papier sur ce sujet étant également concerné mais on m'aurait reproché une fois de plus plaintes et gémissements !

Cette fois-ci il n'est pas question de mon réseau mais de ceux des autres puisque j'en découvre sur internet, comme vous, sûrement. Et je me mets à la place de celui qui « démasque » le sien au hasard d'un « post » vu au travers d'un objectif miniaturisé ; vous savez ces objets qui filment, qui photographient, qui vous écoutent et qui vous parlent, qui accessoirement servent de téléphone. Je ne conteste pas l'amélioration de leur qualité d'image qui a bien évolué depuis plusieurs années mais l'usage qu'on en fait.

Je me souviens que dans les années 2000, les visiteurs équipés d'un bon vieux « réflex», japonais la plupart du temps, demandaient la permission pour prendre une photo, tout au plus quatre ou cinq. Quelquefois leur appareil monté sur un pied était méticuleusement placé en choisissant et la lumière et l'angle de vue. On avait à faire à un photographe amateur averti qui avait choisi volontairement d'en faire son violon d'Ingres. Il n'était pas nécessairement ferrovipathe mais il trouvait là un sujet intéressant. Certains, même, se sentaient l'âme d'un journaliste. Le résultat était au rendez-vous, nous étions rarement déçus.

Il n'y avait pas une kyrielle de photos ; elles étaient réfléchies et quelques-unes seulement suffisaient à redonner vie à notre réseau sur « la toile ».

Alors que maintenant...

Dès l'entrée du salon, le visiteur décidé de jouer au reporter, mitraille à tout-va dans le simple but, très légitime du reste, d'en faire profiter les internautes qui n'auraient pas eu la chance comme lui de pouvoir se déplacer. On les voit passer très vite devant notre stand car ils savent qu'ils ne doivent pas chômer. Hors de question de bien analyser ce qu'on leur propose, ils n'ont pas de « temps à perdre ! », le devoir les appelle. Ils ont décrété qu'ils devaient rendre compte du salon à leurs amis forumistes qui n'attendent que cela d'ailleurs. Le soir même, le lendemain au plus tard, les innombrables clichés sont publiés tels que, sans correction aucune. Le flash a écrasé toute une partie du relief en donnant une couleur acidulée bien repoussante. Pas de retouche. Pas de réglage de la luminosité. Ne parlons pas du cadrage et pire encore des flous impardonnables. Alors oui, Je m'élève contre cette façon d'agir. S'il vous plaît contrôlez vos photos, avant de les publier d'une façon automatique sur internet. Vous n'imaginez pas le mal que peut ressentir l'exposant en découvrant son travail si peu respecté. Et par dessus le marché ce que peuvent déclencher ces vilaines images quand vous lisez ce genre de réaction aperçue récemment sur un forum très fréquenté : « merci machin, très beau reportage, mais alors que de mochetés parmi les réseaux présentés ! ». Et plouf, ce n'est pas la qualité des photos qui est remise en cause mais celle des réseaux !!!

Une seule et bonne photo qui traduit l'atmosphère ou qui met en avant la technicité de l'exposant serait souvent plus valorisante qu'une tripotée de clichés jetés sur le net. Décidément je suis vraiment « vintage » pour ne pas dire autre chose...

Mais pour finir sur une note positive je remercie et j'encourage ces professionnels ou approchants qui se distinguent des autres et que l'on croise, heureusement souvent, sur nos expos. Idem pour quelques amateurs qui savent s'appliquer, ils se reconnaîtront...quelques-uns sont d'ailleurs dans mes liens.

* cet automne dernier (2018)